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Accueil Nicolas Schatz La Pommeraye et St Gueno 2011
La Pommeraye et St Gueno 2011

Les 15 jours que je viens de vivre ont été à rebondissement, pour cela j’ai décidé de vous faire un compte rendu global des deux courses de l’Ouest : La Pommeraye (à côté de Anger) et Saint Gouéno (à côté de St Brieux).



Tout commence le mardi 24 mai lorsque j’effectue des tests de freins. Les essais se passaient bien jusqu’au moment où la pression d’huile de mon moteur est descendue à 0 bars. Mon moteur a fonctionné environ 50 secondes avec une pression d’huile extrêmement basse. Dans ces conditions au minimum les coussinets doivent être endommagés.

Mercredi après démontage, nous trouvons l’origine de la panne : l’entraînement conique de la pompe à huile est desserré et celle-ci n’était donc plus entrainée. A ce moment nous avons deux options : soit nous remontons la pompe à huile et je continue de rouler dans cette configuration au risque de casser le moteur s’il y a un problème, soit nous déposons le moteur et le faisons contrôler pour vérifier qu’il n’y ai pas de pièces endommagées. A 2 jours du départ pour La Pommeraye la décision était compliquée à prendre.

Nous jouons la sécurité en décidant d’emmener le moteur pour contrôle chez mon motoriste Nicholson McLaren en Angleterre, et de faire l’impasse sur la course de La Pommeraye.

Sachant que j’étais prêt à déclarer forfait, l’Equipe Régal décide de mettre à ma disposition la Reynard NIPPON de location afin que je puisse sauver quelques points au Championnat. Les Anglais ayant ordre de faire le travail avant le jeudi 2 juin pour que l’on puisse remonter le moteur la semaine d’après pour Saint Gouéno. Mes parents décident alors de faire le voyage en Angleterre à ma place.

Ainsi pendant ce temps je monte au circuit du Bourbonnais avec mes deux mécaniciens afin de faire quelques tours avec la NIPPON qui n’avait pas tourné depuis le Mont Dore 2010. J’ai hâte d’essayer cette fabuleuse voiture. Nous mettons la voiture en marche, je m’élance mais après deux tours j’ai des problèmes de boite à vitesse. Je m’arrête, nous démontons, changeons un pignon et je repars. Après quelques tours la boite à vitesse fait à nouveau des siennes, nous re-démontons et trouvons le problème : fourchette tordue.

A 21 heures nous quittons le circuit pour arriver à 3 heures du matin à la Pommeraye, mes parents nous rejoignent de retour d’Angleterre. Après une courte nuit, nous re-démontons la boite à vitesses pour mettre les rapports adaptés. A peine les outils posés, je pars pour la manche d’essais libres. Je suis un peu dépaysé avec cette voiture, mais d’entrée j’ai un excellent feeling. Lors de la première manche d’essais chrono, j’essaie de m’appliquer et réalise le meilleur temps. Je suis alors impressionné, comme beaucoup de monde, du potentiel de cette voiture (lestée de 30 kgs) et de sa prise en main aussi rapide.

Je chausse 4 bons pneus pour la 1ère manche de course. Dès les premiers virages je sens que la voiture à beaucoup de grip et j’hausse le ton. Je prends beaucoup de plaisir à piloter, au terme d’une belle manche je prends la tête de la course avec 8 dixièmes d’avance sur Sébastien Petit. Lors de la deuxième montée, la boîte fait à nouveau des siennes au départ et la fameuse fourchette rend l’âme, ma course s’arrête à ce moment. Sébastien Petit me passe devant à la dernière manche lors d’un dernier coup de rein.

Je termine donc deuxième au classement général après seulement une montée de course parcourue. Je suis très heureux et honoré d’avoir pu rouler dans cette fantastique voiture, et je remercie encore l’Equipe Régal pour son soutien.

De retour en Bourgogne le lundi, les Anglais me confirment que mon moteur est en parfait état. Mes parents repartent en Angleterre mercredi matin pour le récupérer, quant à moi je pars le mercredi soir pour St Gouéno (11h de route …) avec le châssis de ma Lola d’un côté et le train arrière de l’autre. Nous nous rejoignons le jeudi en début d’après midi, la séance de remontage est lancée et à 23 heures le moteur de la Lola vrombissait …

Samedi la météo est clémente et j’effectue les 2 meilleurs temps des 2 manches d’essais. Dimanche par contre, la pluie est au rendez vous et un épais brouillard cache les derniers virages. Malgré la présence d’eau sur la piste je décide de prendre le départ en slicks (Sébastien Petit aussi). Je parts prudemment car la route est très glissante et piégeuse. Aux termes d’une belle manche je réalise la meilleure performance avec une avance de 2"373 sur le second Sébastien Petit et 6"686 sur le troisième Cyrille Frantz.

Lors de la deuxième, je garde mes slicks, la piste est encore plus mouillée et moins rapide, je réalise cependant le meilleur chrono avec une avance de 4"1 sur le second Sébastien Petit et 6"8 sur le troisième Alban Thomas. Pour la dernière manche Sébastien Petit ne prend pas le départ, je suis assuré de la victoire, je monte malgré tout sur un bon rythme en réalisant le meilleur temps.

Bilan : Des journées épuisantes mais qui ont portés leurs fruits, toutes ces performances sont le résultat d’un travail d’équipe. Je dois remercier mes parents, mon frère, mes mécaniciens qui ont effectué un travail énorme durant ces 15 jours. Sans oublier Julien et Martine Régal pour la NIPPON, Dany pour son encadrement, Michel Rose pour le prêt de son local et l’écurie du Ménée pour son dévouement.